mardi 20 septembre 2011

PROTECTION CATHODIQUE CAMPAGNE DE MESURE DES POTENTIELS (ON/OFF)

A/ Opérations à effectuer le long de la ligne

>  Installation des relais cycliques dans  les postes  en service de chaque  tronçon délimite entre joints isolants,
>  Relevés des paramétrés des transformateurs redresseurs ou des thermogenerateurs,
>  Relevés des potentiels ON/Off  le long du tronçon et mesures  des courants au niveau des prises de potentiel amperometriques (PPA). 

B/ Note des calculs et interprétation des résultats:

* Détermination des courants et de leur sens au niveau  des PPA 

In = Delta (Un)/Rn

In-1 = Delta (Un-1)/Rn-1


In  : Courant passant au niveau de la PPA (n)

In- 1  :  Courant passant au niveau de la PPA  (n-1)

Delta  (Un)  : chute de tension  dans  la PPA  (n)

Delta  (Un-l)  :  chute de tension dans  la PPA (n-1)

Rn : Résistance  linéique de la section du pipe située entre les deux câbles internes de la PPA (n).

Rn-1 :  Résistance linéique de la section du pipe située entre les deux câbles internes de la PPA (n-1).

* Détermination du courant absorbe par un tronçon  situe entre deux PPA contigües.

Deux PPA contigües sont généralement distante de 7 à 8 Km et  le courant  (Ian-1) absorbe par le tronçon  (n-1) est de  :

Ian-1 = In-1 - In

* Détermination de la valeur de la résistance d'isolement d'un tronçon situe entre deux PPA contigües: 


RiS(n-1) =(Somme(UON - UOFF)) * Sn-1  /  (In-1 * m)

RiS(n-1)  : Résistance d' isolement d'un tronçon (n-1) en (Ohm.m2)  .

m  : Nombre des points de mesure situés entre deux PPA contigües.

In-1  : Courant absorbé par le tronçon situé entre les deux PPA en (Ampère).

Sn-1  : Section du tronçon situé entre les deux PPA.  (m²).

* Détermination de  la  résistance d'isolement d'un tronçon situe entre deux joints isolants.

Risk =  (Somme(UON - DOFF)) * Sk / (Ik * M)

Ik :  Courant absorbé par le tronçon situé entre joints isolants.

Sk  : Section du pipe située entre joints isolants.

M  : Nombre de points de mesures situés entre joints isolants.

* Détermination de  la  résistance d'isolement de  toute la  ligne.

Ris =  (Somme(UON - UOFF)) * S / (I  * M)

* Formule générale de vieillissement du  revêtement (cas du  brai de houille).

Ris(t) = Riso * (1 - exp(-B*t)  / (B*t)

Riso:  Résistance d'isolement du revêtement initiale ou de référence en  (Ohm.m2).

Ris(t): Résistance d'isolement après  une  durée  d'exploitation t en (Ohm.m2) .

t  : Durée d'exploitation de l'ouvrage (an).

B : Coefficient de vieillissement du revêtement.

La formule ci-dessus, permet de déterminer l’état électrique du revêtement après une durée d'exploitation (t ) et donc de prédire la date de la réfection du revêtement sur chaque tronçon délimité entre PPA ou entre joints isolants.

* Correction de la valeur du coefficient (B)

Généralement la valeur du degré de vieillissement (B) pour le brai de houille est comprise entre (0.116 et 0.138) en (1/an). Cette valeur dépend essentiellement de la résistivité du sol et de l’état électrique initial du revêtement. En effectuant plusieurs campagnes de potentiel ON/OFF, on peut s'approcher de la valeur exacte de (B)  par analyse.

Soit: Rn t1; Rn t2 ; Rn t3; ........... Rn tn : résistances d'isolement du tronçon (n) aux temps t1 ; t2; t3 ;........ tn.

En traçant la fonction Rn = f(t) et en utilisant les méthodes de calcul numérique, on peut déduire la valeur de (B).




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Abdou3

dimanche 18 septembre 2011

PROCEDURE DE CONTROLE DE LA PROTECTION CATHODIQUE

Campagne de mesure de résistances des prises de terre

Cette campagne a pour but de déterminer les résistances des mises à la terre des postes de protection cathodique, des  ouvrages concentres  et des déversoirs.

Ces campagnes de mesure s'effectueront deux  fois par an  (une estivale et l'autre hivernale).

• Les mises à la  terre des postes de protection cathodique sont :

- Les mises à la terre du poste de  transformation (masse,  neutre et éclateurs).
- La mise à la terre du transformateur redresseur.

•  Les mises à la terre des ouvrages concentres.

Ces  types de mise  à la terre sont destinés pour la protection du personnel, des équipements et des  installations contre les éventuelles surtensions et ont des valeurs normalisées.

• Les  déversoirs doivent avoir des  résistances qui dépendent des caractéristiques des transformateurs redresseurs et ont  généralement des valeurs ohmiques inférieures ou égales au  rapport (Un / In) du  transformateur redresseur. Si  la résistance du déversoir est trop élevée, il est nécessaire de procéder au diagnostic et à la réfection de ce déversoir.


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Madjid

vendredi 16 septembre 2011

Campagne de mesure du potentiel en circuit fermé et en circuit ouvert ON/OFF

Il est  nécessaire d'effectuer des  campagnes de mesure de potentiel en  circuit ferme (ON)  et en circuit ouvert OFF, une  fois  tous les cinq (05) ans.

Ces campagnes de mesure de potentiel, permettent de connaître l' état réel  de  la protection cathodique et  la valeur de  la résistance d'isolement et d'évaluer le paramètre le plus  important qui  est  le degré  de vieillissement du revêtement.

La connaissance de ce paramètre (degré de vieillissement) déterminera la durée  de vie du revêtement de chaque ouvrage.

dimanche 11 septembre 2011

Campagne de mesure du potentiel en circuit fermé (ON)

Une campagne de mesure du  potentiel en circuit fermé (ON) a pour but  de  donner une  idée sur l'état de  la protection de  l'ouvrage.

Cette campagne s' effectue deux fois  par an (estivale et hivernale).

Les valeurs du  potentiel (ON) le  long de  la  ligne sont liées au réglage de  référence obtenu  lors de  la campagne de potentiel (ON/OFF). Suite à ces campagnes, des graphes sont tracés et  interprétés pour éventuelle amélioration de  la protection cathodique des tronçons non protégés.

En  cas  d’interférences  constatées  sur  les  canalisations  parallèles  ou  celles  qui  se croisent .des opérations de  diagnostic et  de  suivi devront être réalisées  telles que:

- Mesurer le potentiel des  ouvrages concernés avec  le système de protection en marche et  à l’arrêt. 
- Effectuer plusieurs mesures pour faciliter l'analyse.

Des mesures correctives seront exécutées pour  réduire les interférences importantes à des  valeurs inférieures ou égales à100 mV telles que: 

* L' installation des  liaisons équipotentielles munies de résistances réglables.

* Renforcement du revêtement.
 
*  Installation de plaques de Zinc ou magnésium.
 
* Installation d’écrans.
 
* Ou d'autres mesures convenantes.

Au cours de  ces campagnes de mesure (ON),  les prises  de potentiel détériorées sont  recensées pour réparation.

Une  campagne de mesure  du  potentiel  en  circuit fermé  (ON) mensuellement des ouvrages  concentrés,  a  pour  but  de  donner  une  idée  sur  l'état  de  la  protection  de  ces ouvrages.

lundi 15 août 2011

Inspection et contrôle des postes

Le  contrôle  des  postes  de  protection  cathodique  consiste  a effectuer  des  inspections visuelles  et  des mesures  permettant  le maintien des  paramètres de  fonctionnement  de  ces postes, et  l'  intervention sur ces  derniers en cas des  arrêts  suites à des pannes telles  que:
 
- Coupure de  l'énergie électrique,
- Coupure de câbles du circuit (câble négatif ou positif),
- Pont de diodes défectueux,
- Fusibles d' alimentation ou  de protection grilles,
- Autres anomalies au niveau du  poste telles que: infiltration d'eau , fuite d'huile sur le TR poteau, présence d'herbes dans  la zone  de  l'abri, clôture etc...

Les  paramètres à relever au niveau des postes sont  les suivants  :

- Tension  d' alimentation  entre  phases  et  entre  phases  et  neutre  des  transformateurs redresseurs.

- Température d'huile des  transformateurs redresseurs à bain d'huile.

- Tension de fonctionnement  (valeur lue  sur  cadran et mesurée) .
 
- Courant débité (valeur lue  sur  cadran et mesurée),

- Potentiel  de  la  conduite en circuit  fermé  et  en circuit ouvert (ON/OFF)  au  point de  soutirage.

- Relevés de  la consommation de  l' énergie électrique.
    - Relevés des  compteurs horaires
    - Compteur horaire insuffisance niveau de  protection.
    - Compteur horaire manque de  courant de  protection.
    - Compteur horaire manque énergie électrique.

Remarque: Tous ces relevés sont dûment renseignes sur des  fiches  de contrôle présentés dans chaque poste de protection cathodique.
 
L'inspection  des  postes  de  protection  cathodique  est mensuelle  ou  bimensuelle  selon l' agressivité du sol.

Au cours de  ces  inspections,  les  relevés des compteurs horaires permettent de  calculer les  temps d'arrêt des  postes de protection cathodique entre deux inspections successives. 

Les relevés des compteurs horaires doivent être portes dans un  tableau permettant ainsi le  suivi de près du  temps d'arrêt de chaque poste. 

Comme la  résistivité du  sol  est un paramètre  important,  il est nécessaire d'effectuer une campagne décennale de  mesure de  la  résistivité du  sol  le  long des ouvrages.

jeudi 11 août 2011

PROCEDURE DE CONTROLE DE LA PROTECTION

Pour  que  la  protection  cathodique  des  structures  enterrées  soit  efficace,  il  est nécessaire  que  les  différents  éléments  qui  la  composent  fonctionnent  correctement et  en permanence. Le  contrôle  de  la  protection  cathodique porte  essentiellement  sur  les  points suivants  : 

Le  fonctionnement correct et permanent des postes de protection cathodique (inspection et contrôle des  postes)  ;

La  mesure  au  potentiel  de  l'ouvrage  a protéger  (campagne  de  mesure  du  potentiel «  ON» deux  fois  par an,  une  campagne hivernales et une  estivale), et  le maintien de  ce potentiel à des valeurs acceptables sur toutes  les  surfaces à protéger ; 

La  mesure  mensuelle  du  potentiel  des  ouvrages  concentres  (campagne  mensuelle  de mesure  du  potentiel  «  ON »),  et  le maintien  de  ce  potentiel  à des  valeurs  acceptables sur toutes  les surfaces à protéger ; 

La mesure quinquennale du  potentiel « ON/OFF}) de  l' ouvrage  ;
 
Les  mesures  périodiques  des  prises  de  terre  des  postes  de  protection  cathodique (résistances des mises à la terre et celles des  déversoirs).

lundi 8 août 2011

EFFICACITE DE LA PROTECTION

L'efficacité et la fiabilité de la protection cathodique sont liées en grande partie :

▪  au choix des techniques appropriées (anodes sacrificielles, courant imposé, drainage, revêtements éventuellement associés…),

▪  à la qualité de la conception du système,

▪  à sa réalisation,

 
▪  à son contrôle en service (système  de protection, structure protégée et revêtements éventuels),

Or, ces critères dépendent fortement  de la compétence des personnes et des entreprises intervenantes ainsi que du respect des standards reconnus par la profession.

samedi 6 août 2011

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Pipelines technologie: CONTROLES DE PROTECTION CATHODIQUE


Pipelines technologie: CONTROLES DE PROTECTION CATHODIQUE: "Le contrôle porte essentiellement sur les points suivants : ▪ Le fonctionnement correct et permanent des dispositifs produisant les potent..."

CONTROLES DE PROTECTION CATHODIQUE

Le contrôle porte essentiellement sur les points suivants :

▪  Le fonctionnement correct et permanent des dispositifs produisant les potentiels d'immunité attendus,
▪  La mesure du potentiel du métal de la structure devant respecter les valeur de la protection cathodique,
▪  La vérification du maintien de ce potentiel à des valeurs acceptables sur toute la surface du métal à protéger,
▪  Le contrôle et le suivi du débit de courant.

Dans la plupart des cas, on réalise des points  de mesures aménagés où des prises de potentiels installées sont en règle générale régulièrement répartis, mais aussi aux points particuliers  pouvant devenir des points critiques (croisement avec d'autres structures, passages sous gaines …).

Les conditions de corrosion du milieu peuvent évoluer en raison de :

▪  La résistivité des terrains pouvant varier suivant les conditions météorologiques,
▪  Le vieillissement du revêtement,
▪  La présence des voies ferrées électrifiées en courant continu,
▪  La pose dans le voisinages d'autres structures protégées ou non (modification de la configuration du site).

Toutes ces causes font varier le potentiel structure-sol, et c'est le cas notamment des courants vagabonds qui provoquent des variations importantes et parfois très rapides.

La mesure des variations ainsi que  l'analyse et la mise en œuvre des corrections nécessitent la maîtrise des techniques pointues et doivent être confiées aux spécialistes reconnus par la profession.

jeudi 4 août 2011

Pipelines technologie: FACTEURS DE LIMITATION D'EFFICACITE DE LA PROTECTI...

Pipelines technologie: FACTEURS DE LIMITATION D'EFFICACITE DE LA PROTECTI...: "L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques voisines La proximité de structures métalliques dans un électrolyte ..."

mercredi 3 août 2011

FACTEURS DE LIMITATION D'EFFICACITE DE LA PROTECTION CATHODIQUE

L'influence d'une source de courant alternatif

La norme EN 12954 :2001 précise que « dans le cas d’influences de longue durée du courant alternatif sur des structures métalliques, il est nécessaire de prendre en compte la  possibilité d’une corrosion induite par le courant alternatif ».
C’est le cas en particulier des canalisations enterrées en acier qui sont susceptibles de subir ces influences au voisinage de lignes haute tension, de centrales électriques ou de système de traction.

Des préconisations et mesures sont données pour évaluer le risque de corrosion :

▪  Effectuer des mesures du potentiel de  l’électrode de la structure avec un équipement approprié afin de s’assurer que les critères de potentiel soient bien atteints en présence de courant alternatif sur la structure;

▪  La probabilité d’une corrosion peut être négligeable si la densité de courant alternatif relative à une surface nue de 1 cm² est inférieure à 30 A/m² et si le potentiel d’électrode de la structure satisfait aux critères de la protection cathodique;

▪  Sur les structures protégées cathodiquement et soumises à la présence de courant alternatif, une densité de courant de protection plus élevée peut s’avérer nécessaire pour atteindre le potentiel de protection;

▪  Les structures comportant un petit nombre de défauts de revêtement de petite taille peuvent présenter un risque supérieur  de corrosion due au courant alternatif.


FACTEURS DE LIMITATION D'EFFICACITE DE LA PROTECTION CATHODIQUE

L'influence d'une source de courant continu

Il existe dans le sol des courants  liés à des fuites électriques provenant d'installations alimentées  en courant continu mal isolées par rapport au sol. Ils sont particulièrement fréquents aux abords des lignes ferrées  électrifiées. Ces courants sont généralement variables dans leur intensité, leur direction et le trajet qu'ils parcourent et dans le temps. Ces courants sont appelés  courants vagabonds. Ces courants se déplacent avec la motrice qui leur donne naissance et créent un danger pour les structures à proximité dans le sol. Ces passages de courant conduisent à la formation de deux cellules d'électrolyse qui, dans le cas du déplacement du courant vagabond s'effectuant de l'ouvrage vers le rail, ont pour effet de rendre la canalisation  anodique, donc dans une situation de corrosion.
 
Pour lutter contre l'influence des courants vagabonds, on peut agir à la source en isolant au mieux la partie émettrice des courants vagabonds, ou recourir aux dispositifs de limitation de types passifs ou actifs suivants:
 
Passifs:
▪  Des prises de terre polarisées qui permettent de faciliter l'évacuation des courants qui ont emprunté une canalisation.
 
Actifs:
▪  Système de régularisation ou de drainage de courant qui permet de limiter le courant de transit.


FACTEURS DE LIMITATION D'EFFICACITE DE LA PROTECTION CATHODIQUE

L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques voisines

La proximité de structures métalliques  dans un électrolyte commun (sol, eau de mer) peut conduire à des interférences électriques néfastes quand la protection cathodique est appliquée à l'une ou à l'autre sans précaution suffisante. Le courant électrique a  tendance à circuler dans les conducteurs qui offrent une résistance minimale. Cela se traduit par la circulation de courants non contrôlés qui protègent l'ouvrage. La situation peut engendrer la corrosion du côté non protégé, situation  semblable à l'exemple des canalisations isolées.

Pour éviter ce problème il faut installer des prises d'équipotentiel entre ces installations, équipées des résistances pour réglage et maitrise du courant.

FACTEURS DE LIMITATION D'EFFICACITE DE LA PROTECTION CATHODIQUE

La perte d'adhérence des revêtements

La perte d'adhérence des revêtements associés à la protection cathodique peut intervenir dans le cas où ces revêtements ne résistent pas à l'alcalinisation du milieu crée par les réactions cathodiques. Le choix du revêtement approprié s'appuie avant tout sur un retour d'expérience suffisant.

Une mauvaise adhérence de revêtement, ou un revêtement dégradé présente plusieurs défauts, influe directement sur le besoin en courant de protection, d'où sur l'efficacité de la protection cathodique.


FACTEURS DE LIMITATION D'EFFICACITE DE LA PROTECTION CATHODIQUE

La continuité électrique insuffisante du système

Dans l'électrolyte:

Cette insuffisance peut intervenir dans l'électrolyte où il faut s'assurer de la conductivité électrique dans  l'ensemble de la structure à protéger et les anodes.
 
Le cas peut être critique  lorsque le milieu électrolytique corrosif ne vient qu'épisodiquement ou partiellement  en contact du métal (condensations, projections, certaines zones de dessous des fonds de bacs horizontaux de stockage) ou quand les anodes risquent d'être recouvertes d'un milieu isolant (hydrocarbures). Les corrosions entraînées par une déficience locale de protection due à une forte résistance au passage du  courant peuvent être très gênantes dans le cas des canalisations enterrées en milieu peu conducteur dont le revêtement s'est décollé faisant écran au passage d'un courant de protection suffisant pour assurer la protection  dans les zones les plus difficilement accessibles.
 
Dans l'ouvrage à protéger:

Cette insuffisance peut aussi provenir de la  structure à protéger où il faut s'assurer que la conductivité électrique  soit effective en tous  points de la structure. Des précautions peuvent être entreprises telles que l'emploi de pièces anodisées pour lesquelles un simple contact est insuffisant. Dans le cas des structures complexes, il est difficile de déterminer la qualité de la continuité entre toutes les parties, les conséquences d'une continuité insuffisante peuvent être une aggravation locale de la corrosion puisqu'elle conduit à une sortie de courant (zone anodique).
Dans le cas de figure classique d'emploi de raccords isolants entre différents ouvrages, si un pontage électrolytique existe permettant le passage d'une partie du courant de protection vers l'ouvrage voisin isolé, le retour de ce courant  au travers du raccord isolant provoque la corrosion du côté non protégé. Cette raison
conduit à déconseiller l'emploi de raccord isolant enterré ou immergé.  
Mais les cas les plus fréquents en pratique concernent la présence d'eau dans les canalisations, venant court-circuiter l'intérieur du raccord isolant et provoquer des perforations rapides. Pour éviter ce risque, l'emploi d'un revêtement interne de longueur suffisante du côté du joint soumis à la protection cathodique doit s'appliquer.

FACTEURS DE LIMITATION D'EFFICACITE DE LA PROTECTION CATHODIQUE

L'efficacité de la protection cathodique, en principe idéale pour maîtriser la corrosion en milieu aqueux, peut être influencée par des facteurs de limitations suivants:

▪  La continuité électrique insuffisante du système,
▪  La perte d'adhérence des revêtements,
▪  L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques voisines
▪  L'influence d'une source de courant continu,
▪  L'influence d'une source de courant alternatif.
 
Les opérations régulières de suivi et d'entretien du système de protection cathodique permettent de surveiller ces facteurs d'influence et de maintenir l'efficacité du système de protection dans le temps.


COMPOSITION TYPIQUE D'UN POSTE DE SOUTIRAGE

Un poste de soutirage comprend :

▪  Une source d'énergie,
▪  Un déversoir,
▪  Des câbles de liaison,
▪  Un appareillage électrique auxiliaire.

Etant accessible par le personnel de  maintenance, il doit se conformer aux réglementations de sécurité électrique en vigueur.
 
En pratique, la source d'énergie peut être apportée par :
 
▪  Le réseau local de distribution,
▪  Des panneaux solaires, associés à des batteries électriques en tampon,
▪  Des groupes électrogènes,
▪  Des turbogénérateurs,
▪  Des générateurs thermoélectriques,
▪  Des éoliennes,
▪  Des piles à durée de vie limitée à quelques années.

Le  déversoir utilisé est une masse de matériau  conducteur d'électricité dont le rôle est d'injecter le courant dans le milieu où se trouve la structure à protéger. Sa résistance de contact au sol doit être la  plus faible possible et sa masse est déterminée pour avoir la longévité souhaitée. Les matériaux les plus couramment utilisés sont :

▪  L'acier (rails, tubes …),
▪  Le graphite,
▪  Le ferro silicium, etc.

La résistance du déversoir, faible en pratique (quelques ohms en général) doit être déterminée fonction du besoin en courant et doit être définie lors de l’étude.
 
La section de câble doit être déterminée en rapport avec la chute de tension admissible (loi d'ohm), de l'échauffement et des contraintes mécaniques.
La nature de l'isolant des câbles doit être déterminée en fonction du milieu (présence de chlore dans le sol, .).  Les gaines les plus couramment utilisées sont de type PVC.

Le poste de soutirage est équipé d'appareillages électriques auxiliaires, qui servent généralement à la protection (para-surtenseurs …), à la coupure générale ou à la coupure des sous-ensembles, ou aux mesures qui ont pour but d'indiquer :

▪  La tension d'alimentation,
▪  La tension d'utilisation (<120 V continu),
▪  Le courant débité,
▪  Le potentiel de structure,
▪  Le temps de fonctionnement.

REALISATION DES SOUTIRAGES

Paramètres pour le dimensionnement de la protection

Il s'agit de mesurer le besoin en courant cathodique de la structure, c'est à dire le courant qu'elle doit recevoir pour que le seuil de protection soit atteint.

Le besoin en courant de protection sert  à la détermination de la masse et du nombre d'anodes, ainsi qu'au dimensionnement électrique de la source de courant du poste de soutirage (protection par courant imposé). 

Le courant délivré doit être estimé au mieux, non seulement pour des considérations économiques, mais aussi à cause de certains effets néfastes tel que le décollement des revêtements lorsque le courant est trop important.

Détermination pratique des paramètres

Avant la réalisation du soutirage, une bonne pratique est de procéder à un essai in situ au moyen d'une installation provisoire. Les résultats servent ensuite à définir l'installation. Connaissant le courant à débiter par le poste de soutirage, on peut fixer ses caractéristiques en appliquant un coefficient de sécurité qui tient compte, en particulier, du vieillissement du revêtement, des défauts possibles, et d'éventuelles modifications à venir de la structure protégée.

Lors de la conception du système, il est important de noter que :
 
▪  Certains revêtements ne supportent  pas des potentiels de protection trop négatifs,

▪  La répartition de postes de soutirage peut s'avérer dans certains cas nécessaire pour protéger les structures de grande longueur, connaissant le caractère exponentiel de l'atténuation en fonction de la longueur.

Implantation des postes de soutirage

L'implantation d'un poste de soutirage doit tenir compte des critères pratiques suivants :
 
▪  Possibilité d'occupation du sol,
▪  Terrain de faible résistivité,
▪  Stabilité du terrain d'accueil,
▪  Risque d'inondation, ou d'écoulement des eaux sur le terrain pouvant pénétrer dans le poste de soutirage,
▪  Disponibilité et coût de l'alimentation en énergie électrique,
▪  Facilité d'accès pour la maintenance et la surveillance humaine.
▪  Si possible, éviter l'installation du  poste de soutirage à l'extrémité d'une conduite donnant lieu à une  mauvaise répartition des potentiels et donc, une mauvaise utilisation du poste.




SYSTEMES DE PROTECTION PAR COURANT IMPOSE

PRINCIPES

La protection par courant imposé (ou  de soutirage) utilise une source d'énergie électrique en courant continu qui débite dans un circuit comprenant :

▪  Un déversoir (ou masse anodique),
▪  L'électrolyte (sol ou eau),
▪  La structure à protéger.
 
Le pôle positif de la source est relié au déversoir alors que le pôle négatif est relié à la structure à protéger.
 
Le courant venant du déversoir traverse l'électrolyte, puis entre dans la structure créant ainsi un abaissement de potentiel recherché correspondant à l'immunité du métal.
 
Par exemple, pour de l'acier dans un sol type, la différence de potentiel (ddp) entre l'électrode de référence au sulfate de cuivre saturé est inférieur à – 0,850 V en tous points de la structure. En général, la valeur limite inférieure que l'on cherche à atteindre est d'environ -1 V.

















Principe de la protection cathodique à courant imposé